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Greet Minnen : «J'ai montré que je pouvais rivaliser avec les meilleures »

Pas de quatrième demi-finale en tournoi WTA pour Greet Minnen (WTA 85). À Rosmalen, elle a combattu de toutes ses forces, mais la tête de série n°2, Liudmila Samsonova (WTA 15), s'est montrée un peu plus forte et s'est imposée 6-4, 7-5. « Cette semaine a été très positive, a déclaré Minnen. Après son match, elle a rapidement pris la direction de Birmingham pour la suite de sa saison sur gazon.

Belle réplique de Greet Minnen face à la puissante serveuse Liudmila Samsonova en quart de finale à 's Hertogenbosch. La joueuse de Turnhout a lutté jusqu'au bout — elle a même breaké Samsonova alors que cette dernière servait pour le match — mais a finalement dû céder face au jeu implacable de la Russe. «C’était très serré, a observé Minnen. Surtout à la fin. Quelques points ont fait la différence. Je me suis bien battue pour revenir dans le match, mais hélas!, j'ai perdu mon service immédiatement après. »

De Kempense kan tevreden terugkijken op de voortzetting van haar grastournee. Vorige week kwartfinale in Surbiton, nu weer twee overwinningen in Rosmalen, waaronder tegen Donna Vekic, toch geen meeloopster. En vandaag dan weer het vuur aan de schenen van een topvijftienspeelster gelegd. ?Ik ben zeker content?, bevestigde Minnen die in haar carrière tot nu toe één top 20-speelster wist te kloppen, Garbine Muguruza op Wimbledon 2022. ?Ik heb mijn beste niveau getoond en tevens laten zien dat ik met die topspeelsters kan wedijveren. En er zelfs van kan winnen. Zonder meer positief dus.?

Quoi qu'il en soit, cette semaine a de quoi donner confiance pour la suite de la saison à Birmingham et à Eastbourne, avant Wimbledon. Greet Minnen est d'ailleurs partie en trombe vers la Grande-Bretagne après son quart de finale, car elle doit déjà commencer les qualifications là-bas dès samedi. « J'aborde effectivement ces semaines avec confiance ».  

Zizou Bergs: "je sens que je peux rivaliser avec les meilleurs"

Zizou Bergs (ATP 81) a encore ajouté une expérience contre un top joueur à son actif. Alex De Minaur (ATP 9) a remporté le match du deuxième tour du tournoi sur gazon à Rosmalen 7-5, 6-4, mais a été mené 5-2 dans le premier set. «Je fais vraiment des progrès, » a reconnu Bergs.

Zizou Bergs: « Je veux voir comment je m’en sors face aux meilleurs sur gazon », avait confié Zizou Bergs juste après Roland-Garros. À ‘s-Hertogenbosch, son vœu a été exaucé. Alex De Minaur, tête de série n°1, réalise une excellente saison et, en tant qu'Australien, se débrouille naturellement bien sur gazon. Bergs a cependant rapidement pris l’avantage, 5-2 dans le premier set. C’est alors que De Minaur, tel un véritable joueur de classe mondiale, a augmenté son niveau de jeu. « J’ai bien commencé, en mettant de la pression . Il a fait quelques erreurs au début, mais à partir de 5-2, cela n’a plus été le cas. J’ai été un peu surpris et j’ai commencé à ralentir. J’ai toujours l’impression que lorsque je suis à l’aise, je peux défier n’importe qui pour la victoire. Mais à partir de ce moment-là, je ne parvenais plus à passer et j'ai paniqué. Ce n'est qu'à la fin du deuxième set que j'ai compris que je devais mettre plus de pression, jouer plus vers l’avant, et ainsi provoquer des erreurs chez lui. C'est un nouvel apprentissage. »

De Minaur n'est pas un adversaire ordinaire. En pleine forme cette saison — avec une victoire à Acapulco, une finale à Rotterdam et déjà 30 victoires à son actif — il n'est pas pour rien membre du top 10 mondial. « Il est incroyablement stable. Il parvient à lire ton jeu d'une manière ou d'une autre. Il te complique la tâche car il peut jouer sans faute tout en étant agressif. Pas facile de trouver une solution. Les joueurs du top 10 sont tous différents. Contre Rublev, j’apprends une chose, contre Tsitsipas ou De Minaur, c’est autre chose. Ce sont de bonnes écoles, mais je dois vraiment en tirer des enseignements. » Après Tsitsipas, Rublev, Shelton, Nadal et Dimitrov, De Minaur représente une nouvelle expérience contre un joueur de haut niveau pour Bergs. « Je place ce match en troisième ou quatrième position de mes performances. On ne peut pas vraiment compter Tsitsipas à cause de mon problème physique. Contre Shelton, j'étais trop timide. Cette fois, j'y suis allé, mais parfois juste pas assez. Je suis vraiment en train de progresser. Maintenant, il s’agit de continuer à relever ces défis et je sais que ce moment arrivera. Je ressens à nouveau que j'ai les qualités pour affronter ces gars-là. J'y crois de plus en plus. »

Bergs, qui, comme on le sait, avait oublié de s'inscrire pour les tournois sur gazon de Rosmalen, Queen’s et Halle, sait maintenant quoi faire. « Demain, je vais à Halle pour m’inscrire en tant qu’'alternate. Si ça ne va pas marcher, je peux encore faire la même chose à Queen’s. Dans le pire des cas, je ne joue pas, dans le deuxième pire cas, je dois prendre un vol pour Londres, et dans le meilleur des cas, je reste en Allemagne pour participer aux qualifications. » S'inscrire à temps fait probablement aussi partie du processus d'apprentissage...

Greet Minnen : "Je crois que je peux aussi battre des grandes joueuses sur gazon.'"

Sympa, comme on le dit parfois à 's-Hertogenbosch :-) Cette victoire (6-1, 0-6, 7-5) de Greet Minnen (WTA 85) face à Donna Vekic (WTA 39) est sa meilleure victoire de l'année jusqu'à présent. "Nous avons beaucoup travaillé sur l'aspect mental, a déclaré la joueuse de Turnhout avec fierté. C'est agréable quand cela porte ses fruits." En quart de finale, elle affrontera Samsonova (WTA 15) ou Naef (WTA 161).

En 2019, Greet Minnen avait déjà réussi la performance de se qualifier pour les quarts de finale à Rosmalen en partant des qualifications. Cette fois, elle a dû livrer un match palpitant contre Donna Vekic. «C'était difficile de jouer au tennis à cause des conditions. J'ai très bien commencé et j'ai pu la mettre facilement sous pression. Au deuxième set, elle est devenue plus agressive et a mis plus de longueur et de vitesse dans ses coups, ce qui m'a surprise. Je savais que je devais être présente dès le début du troisième set, et je l'ai fait. J'avais cet avantage de break jusqu'à 5-4 mais j'ai eu un peu de malchance quand j'ai servi pour le match, j'ai fait de bonnes choses mais elle a joué quelques jolis points. Heureusement, je suis restée mentalement calme et j'ai pu conclure un peu plus tard. Je suis super contente ! »

Cela montre la résilience de la joueuse des Campines. "Je n’aurais jamais réussi ça il y a un ou deux ans. Mon coach Philippe Dehaes et moi avons beaucoup travaillé là-dessus. Il a beaucoup d'expérience dans ce domaine, et je veux le montrer à chaque match. Cela m'a énormément aidée aujourd'hui." Que Minnen se sente à l'aise sur gazon est indiscutable. "J''attendais cette période avec impatience. Surtout après une saison de terre battue décevante. Je suis donc contente de pouvoir tourner la page et heureuse que ça se passe très bien maintenant." Avec peu de points à défendre, notre compatriote peut tirer son épingle du jeu dans les semaines à venir. D'abord ici à Rosmalen, puis à Birmingham et Eastbourne, pour finalement culminer à Wimbledon. "J'espère une meilleure entrée en matière à Wimbledon que l'année dernière (face à Ostapenko). Je suis déjà contente de ne pas avoir à me qualifier et de pouvoir jouer encore quelques tournois avant. Mais je crois vraiment que je peux battre les meilleures joueuses sur gazon.'"

Greet Minnen veut surtout se concentrer sur son approche. "En hiver, nous avons travaillé à rendre mon jeu encore plus varié. C'est ce qui doit me permettre de faire la différence face aux joueuses qui frappent fort. Cela a pris quelques mois avant que je puisse l'appliquer pleinement en match. De plus, je veux continuer à évoluer mentalement et rester stable tout au long de l'année." Rendez-vous vendredi !

Alison Van Uytvanck : "Dommage cette averse'"

Le tirage au sort à Rosmalen n'a pas été très favorable à Alison Van Uytvanck (WTA 266). Après sa victoire à Surbiton la semaine dernière, sa bonne dynamique a été brusquement interrompue par la longue attente des derniers jours et, aussi, par la deuxième tête de série Liudmila Samsonova (WTA 15), qui s'est imposée 6-1, 6-3.

Elle joue vite, a regretté Alison Van Uytvanck après son match contre la puissante frappeuse russe Liudmila Samsonova. "On ne trouve pas de rythme. Même si je faisais un bon service, elle réussissait un bon retour qui arrivait à mes pieds. J'avais l'impression de courir derrière le score." Dans le deuxième set, la joueuse de Grimbergen a pourtant essayé de renverser la situation. "J'ai réussi à mieux lire son jeu et à mieux servir. C'est un peu dommage que nous ayons été interrompues par la pluie (3-4) car je me sentais vraiment mieux dans le match car à la reprise, elle a démarré comme dans le premier set. C’est dommage, mais c'était un peu trop rapide. Quand elle est aussi en forme, il est vraiment difficile de jouer contre elle sur gazon."

Les conditions étaient à nouveau assez compliquées pour jouer correctement au tennis. En plus de la pluie incessante et du froid, il y avait aussi quelques fortes rafales de vent. "Ça fait trois jours que c’est comme ça. Attendre sans savoir si on va jouer est pesant. Je trouve aussi que le gazon est un peu différent de celui que l'on trouve en Angleterre." De l'autre côté de la Manche, la Brabançonne de 30 ans se sentait parfaitement bien la semaine dernière puisqu'elle a remporté le titre au tournoi ITF 100 de Surbiton. "C'était en effet chouette, ce premier tournoi sur gazon, c'était un peu comme revenir à la maison. Mais j'ai aussi battu de bonnes joueuses. Même si j'étais seule au début de la semaine, ce que je ne fais pas souvent, j'ai trouvé que ma mentalité était très bonne. C'est agréable de pouvoir gagner immédiatement un tel tournoi. Un boost pour la confiance et pour les semaines qui arrivent. "Bien sûr, ça aide. Je suis déjà de retour dans le top 270. Le plus important reste mon corps (le dos), il doit tenir le coup.'"

L'ancienne numéro 37 mondiale va maintenant prendre un peu de repos, pour ensuite faire sa dernière préparation pour Wimbledon à Gaiba, en Italie (WTA 125). "Nous devons continuer à prendre soin de mon dos. J'ai déjà fait l'erreur de vouloir jouer chaque semaine. J'espérais donc aller un peu plus loin ici. C'est pourquoi ce tirage au sort est particulièrement regrettable. Je trouve que je joue bien au tennis en ce moment, mais elle était tout simplement meilleure.'"

Zizou Bergs : "Je veux tirer le meilleur de chaque tournoi'".

Cela a pris une éternité, mais Zizou Bergs (ATP 81) a finalement remporté son premier tour à l'Open Libema de Rosmalen. Le lucky loser limbourgeois a battu Tim Van Rijthoven en deux jours avec un score de 6-4, 6-3. Prochain adversaire : le tête de série numéro 1 Alex De Minaur (ATP 9). 'Un match que j'attends avec impatience !'"

Après son aventure à Paris - où il a mis deux jours pour terminer son troisième tour contre Grigor Dimitrov - il a fait face au même scénario à 's-Hertogenbosch. Lundi soir, dans des conditions infernales - vent tempétueux, froid, glacial - Bergs a réussi à remporter le premier set contre Tim Van Rijthoven, 27 ans, avant qu'une nouvelle averse ne reporte le match au mardi. Van Rijthoven avait remporté de façon surprenante le tournoi de Rosmalen en 2022 mais a ensuite été en proie aux blessures et n'a plus joué de matches pendant un an et demi. Assez curieusement, la reprise du match a été programmée très tard. "Oh mon Dieu, vraiment !' a plaisanté Bergs. Heureusement, j'ai maintenant pris l'habitude de me préparer du mieux possible pour ce genre de situations.'"

Les conditions ont donc été assez difficiles ces derniers jours. "Je n'ai pas encore pu jouer mon meilleur tennis sur gazon, a admis Bergs. À l'entraînement, cela se passe bien, mais ça ne se traduit pas encore complètement en match. En ce sens, ce n’est pas si mal d’avoir perdu ce dernier tour de qualification et d’avoir ensuite eu une nouvelle chance de continuer. On peut en tirer des leçons après tout. L'objectif reste finalement d'être aussi prêt que possible pour Wimbledon dans trois semaines.'"

En ce sens, un deuxième tour contre le tête de série Alex De Minaur est un bon test qui s’inscrit bien dans le processus. Ce match s'ajoute parfaitement à la liste de Tsitsipas, Rublev, Nadal et Dimitrov, contre lesquels il a déjà donné du fil à retordre cette année. Le moment est-il venu pour une première victoire contre un joueur de haut niveau ? "C’est très bien d’avoir encore cette opportunité', En plus, j’ai déjà quelques matchs sur gazon à mon actif, lui pas encore. C’est vraiment un match que j’attends avec impatience. Il y aura probablement encore des Belges autour du court central. Une bonne chance pour moi de franchir une nouvelle étape. Je réalise de plus en plus que je fais maintenant partie du top 80 mondial et qu’il est donc temps de jouer contre ces gars-là, et j’espère aussi les battre.'"

Zizou Bergs a déjà exprimé sa joie sur les réseaux sociaux à propos de son entrée dans le top 100. "Oui, j'ai essayé de mettre en mots ce que je ressentais. Après l'avoir fait, ça m'a un peu groggy. J'y suis arrivé après avoir poursuivi cet objectif pendant des années. Quand tu parles de ça dans la culture belge, ce n'est pas toujours évident. Cela reste encore un peu étrange. Mais je réalise ce que j'ai accompli. À la maison, j'en ai vraiment profité, et ça continue encore un peu. Je suis très heureux que mes parents, même dans les périodes difficiles de ma carrière, aient toujours cru en moi. Je leur en suis très reconnaissant. Et maintenant que j'ai réussi, il y a aussi beaucoup de gens qui disent que je peux aller encore plus haut.' Cela soulève la question : Bergs et son équipe ont-ils déjà établi un nouvel objectif pour la seconde moitié de la saison ? 'Non', a-t-il répondu fermement. 'Je me concentre maintenant pour donner le meilleur de moi-même dans chaque match et marquer autant de points que possible dans les tournois. À la fin de l'année, j'ai pas mal de points à défendre. Donc chaque série de matchs que je peux faire est la bienvenue. D'autant plus que des événements arrivent encore, comme les Jeux olympiques et la Coupe Davis, où je vais également perdre un peu de temps et d'énergie. Je veux donc simplement tirer le meilleur de chaque tournoi.'"  

Elise Mertens : 'Espérons mieux les prochaines semaines'"

Comme premier match sur gazon, c’était vraiment un gros morceau. Elise Mertens (WTA 32) a perdu à Rosmalen 2-6, 4-6 contre la quadruple championne de Grand Chelem Naomi Osaka (WTA 125). "J’étais un peu malade, mais elle est clairement en train de retrouver la forme". Elise espère renouer avec la victoire dans les semaines à venir à Birmingham et à Eastbourne.

"Pour un premier match sur gazon, il faut toujours s'adapter un peu, avançait Elise Mertens après sa défaite. Hélas!, elle n'a pas eu beaucoup de temps sur le court central de l'Open Libéma face à Naomi Osaka. La joueuse de Wim Fissette avait déjà montré à Roland Garros qu'elle reprenait sa marche en avant et a continué sur cette lancée à 's-Hertogenbosch. "Son service fonctionnait bien, ce qui m'a posé pas mal de problèmes. Dans le deuxième set, j'ai pu trouver un peu plus mon rythme mais elle est clairement en train de retrouver la forme. Elle a commis relativement peu d'erreurs en tout cas. Je suis aussi un peu malade, ce n'est pas une excuse, mais cela ne facilite pas non plus les choses pendant un match sur gazon. Je ne me sentais pas super confortable sur le court aujourd'hui mais nous devons continuer. J'espére mieux faire dans les prochaines semaines." Mertens continuera de s'entraîner pendant quelques jours à Rosmalen, avant de terminer sa préparation pour Wimbledon en Grande-Bretagne avant d'enchaîner avec Birmingham et Eastbourne. "Comme j'ai été blessée à cette période l'année dernière, je n'ai presque pas de points à défendre, donc je pourrai peut-être en profiter.'"

Nous sommes presque à mi-chemin de la saison et la meilleure joueuse de double au monde a déjà vu un objectif important lui échapper. Sa défaite au deuxième tour du double à Paris l'a touchée. "Quand vous avez des objectifs, 90 % du temps, vous ne les atteignez pas. C'est malheureusement cela le tennis. Ce jour-là, à Roland Garros, Hsieh n'était pas dans son assiette, j'ai essayé de la motiver mais cela n'a pas amélioré notre dynamique. Les conditions météorologiques ont rendu la semaine difficile, mais ce résultat était sans aucun doute décevant." Dans le tableau de simple, Jasmine Paolini a atteint la finale. Une Italienne plutôt discrète jusqu'à cette année, qui a le même âge (28 ans) que Mertens. Cela donne matière à réflexion. "C'est ainsi que je le vois aussi. Je suis toujours passionnée. Je peux perdre au premier tour ici, mais je suis déjà en train de réfléchir à ce que je peux améliorer. C'est la mentalité que vous devez avoir. En tout cas, je continue à me battre.'"  

Robbe Ceyssens : 'Je suis très satisfait du parcours de Jeline".

Pendant que son élève Jeline Vandromme se concentrait sur ses examens après son aventure parisienne, l'entraîneur Robbe Ceyssens a dressé le bilan de deux semaines positives : d'abord une victoire à l'Astrid Bowl à Charleroi, puis un quart de finale à son premier tournoi du Grand Chelem à Paris.

Dans le passé, Robbe Ceyssens a mené Elise Mertens dans le top mondial. Il s'occupe désormais de Jeline Vandromme (16 ans). L'adolescente de Bruges, qui ne s’entraîne que depuis un an à temps partiel au centre de Wilrijk, progresse très rapidement. L'année dernière, elle est devenue championne d'Europe et a remporté les Masters juniors à Monte-Carlo. Au cours des deux dernières semaines, elle a remporté l'Astrid Bowl et a atteint les quarts de finale à Roland-Garros. Vandromme a impressionné par son tennis agressif et son magnifique coup droit, tandis que sa mentalité a également été mis een avant par les observateurs. Tout cela alors qu'elle a encore une énorme marge de progression.

"À Charleroi, elle s'en est très bien sortie, n'est-ce pas, souligne, Ceyssens. Elle est devenue la première Belge à remporter le tournoi depuis Dominique Monami en 1991. Pourtant, les conditions n'étaient pas simples, elle a dû s'adapter énormément. À cause de la pluie, elle a dû beaucoup jouer en indoor, et elle a même joué un double à Mons sur surface dure. Beaucoup d'adaptations donc, mais elle a vraiment très bien géré cela." On peut dire la même chose de son passage par la Porte d'Auteuil. Après sa phase d'adaptation et d'admiration dès son arrivée, il y avait peu de signes de stress de débutante chez Jeline. "Je n'avais pas de grandes attentes, a admis Ceyssens. Parce que c'était son tout premier tournoi du Grand Chelem après tout. Je le voyais juste comme une expérience. Mais elle s'en est très bien sortie. Elle était un peu nerveuse dans le premier match, ce qui est totalement logique. La façon dont elle a surmonté tout cela prouve qu'elle est mâture."

A Paris, Jelie Vandromme a atteint les quarts de finale où, malgré une avance de 6-4, 4-2, elle a dû concéder la victoire à Tyra Caterina Grant, la quatrième tête de série américain. "Je suis très satisfait de son parcours. La façon dont elle a joué lui correspond parfaitement. Elle a montré un beau tennis, en essayant d'être agressive, et a distribué de beaux coups de forehand. Il y a bien sûr encore quelques points à améliorer pour en faire une joueuse plus complète : développer son jeu au filet et chercher les volées, par exemple. Mais c'est toujours agréable que nous, en tant que fédération, puissions soutenir un tel talent. Nous essayons de former une bonne équipe autour d'elle. En collaboration avec le TC Brughia, bien sûr - n'oublions pas que Jeline combine toujours sa carrière avec l'école, ce qui n'est pas le cas pour chaque joueuse qu'elle a rencontrées à Roland Garros ! C'est pourquoi Jelle Vanhee, qui accompagne Vandromme à Bruges, était également présent à Paris. Pendant ce temps, Jeline est de retour sur les bancs de l'école au Sint-Andrealyceum à Sint-Kruis, où elle suit des cours de latin-sciences."

Immédiatement après les examens, l'attention sera tournée vers le gazon et Wimbledon, son deuxième tournoi du Grand Chelem et à nouveau une expérience sans aucun doute formidable pour Vandromme Avec son style de jeu, elle devrait également bien se débrouiller sur cette surface. Avant The Championships, elle participera au tournoi J300 de Roehampton. ' Son ascension est agréable et certainement positive pour le tennis belge, conclut Ceyssens. 'Mais nous devons lui permettre de grandir dans le calme.'"

Jeline Vandromme: "j'étais un peu nerveuse."

Jeline Vandromme (ITF 27) n'a fait qu'une bouchée de son adversaire russe Maria Golovina (ITF 87) pour son tout premier grand chelem, 6-2, 6-1 en une heure de temps. La Brugeoise aurait toutefois aimé rester un peu plus longtemps sur la terre battue parisienne. « Le fait d'être autorisé à jouer dans un lieu aussi magnifique provoque un peu de nervosité », a-t-elle déclaré.

Jeline Vandromme a impressionné pour son premier match à Roland Garros. Après un début de match un peu hésitant et un premier set prudent, elle a fait parler son arsenal dans le deuxième set dont principalement le coup droit. "Ce premier match a été une très belle expérience, confiait Jemine après sa victoire. Tout au long de la journée, je n'ai pas eu le trac, l'échauffement s'est bien passé mais, juste avant le match, la tension a commencé à monter un peu. Le fait de pouvoir jouer dans un lieu aussi magnifique provoque un peu de nervosité. C'est ce qu'on appelle un stress sain. Heureusement, après un set, j'ai pu m'en débarrasser et j'ai pu jouer plus librement dans le deuxième set."  

Au deuxième jour de son aventure parisienne, Vandromme n'a pas encore rencontré son idole Aryna Sabalenka. "Malheureusement non, dit-elle en riant. Mais j'apprécie l'hébergement ici, la salle de sport, le restaurant. C'est déjà un plaisir de se promener ici et de vivre cette expérience... ». Une expérience qui aiguise l'appétit de la jeune Flamande de 16 ans pour les autres tournois du Grand Chelem. "Absolument mais je vais d'abord essayer de terminer celui-ci en beauté. Pour ce faire, une victoire sur la Britannique Mingge Xu, septième tête de série, serait la bienvenue.

Après Roland Garros, Jeline se concentrera sur... ses examens. "Oui, je vais devoir rentrer rapidement dès la fin du tournoi. J'essaie d'étudier un peu entre les matches, mais ce n'est pas facile. Passer d'une concentration à 100 % sur le tennis à une concentration à 100 % sur l'école n'est pas simple. J'essaie tout de même de suivre un peu. Ma matière préférée ? J'étudie les langues. Je fais des sciences latines et j'aime beaucoup le latin. Elle sait donc ce que signifie « veni, vidi, vici », n'est-ce pas ?

Marie Benoit: "je fais ce que je dois faire"

Lauréate de trois tournois W35 cette année dont deux d’affilée en Autriche, Marie Benoit – qiu a battu Sofia Costoulas en finale à Klagenfurt dimanche - va remonter aux alentours de la 230e position mondiale lundi prochain. Une progression importante due, évidemment, à la constance dont elle fait preuve depuis le début de la saison. C'est une Marie Benoit très sereine, très calme et très lucide, qui a répondu à nos questions dès son retour de Klagenfurt.e plaats op de wereldranglijst staan. Een flinke vooruitgang met dank aan haar regelmaat sinds de start van het seizoen. Bij terugkeer uit Klagenfurt bleef Benoit sereen, lucide en kalm onder ons vragenvuur.

Marie, avant tout, félicitation pour vos résultats très réguliers. Comment, d’ailleurs, expliquez-vous cette constance ?

Marie Benoit : je ne peux pas vous répondre car j’essaye désormais de ne pas intellectualiser ce que je fais. Je prends plus de recul que je ne le faisais auparavant et je m’applique simplement à faire les choses que je dois faire. Je ne me pose donc pas la question de savoir pourquoi cela fonctionne car je préfère me concentrer sur mon tennis. Je ne me bats donc plus contre moi mais je travaille et, c’est vrai, je dois bien reconnaître que cela fonctionne plutôt bien. Mais je sais aussi qu’il y aura encore des périodes moins positives, je sais que je ne vais pas gagner tous les tournois auxquels je participe.

Avec qui, précisément, travaillez-vous ?

Avec Xavier Legal, entre autres dans le cadre de la Fondation Hope and Spirit, et Patrick Meur principalement et j’ai aussi une préparatrice mental(e), Caroline Michelin.

La participation à la BJKC a-t-elle également eu un impact sur ces résultats ?

C’est difficile de répondre oui ou non mais il est évident que se retrouver pendant une semaine dans un tel contexte, avec un staff sportif et médical ultra professionnel est un plus indéniable. J’ai pu y capter des infos qui sont fatalement positives.

Vous dites que vous prenez davantage de recul qu’auparavant. Vous pouvez préciser ?

J’ai appris à mieux me connaitre j’ai davantage de maturité. Je réussis désormais ) être moi-même. Je n’essaye plus d’être quelqu’un d’autre, ni sur le terrain, ni en dehors. Tennistiquement, je préfère perdre un match en jouant mon jeu que d’en gagner un en n’étant pas moi-même. J’ai peut-être mis plus longtemps que d’autres à atteindre cette maturité mais j’ai la sensation que j’y suis parvenue.

A 29 ans, vous avez connu des moments plus compliqués. Vous avez pensé à un moment arrêter votre carrière ?

Il y a deux ans, oui, j’y ai songé. Puis, j’ai réfléchi et j’ai réussi à me détacher du jugement que les gens pouvaient porter sur ma carrière, sur moi. Et j’ai donc décidé de continuer.

Ce qui fonctionne donc plutôt bien depuis quelques mois alors que votre tennis n’est pas exactement le reflet de celui que l’on voit généralement sur le circuit.

Je sais que je ne suis pas la plus puissante des joueuses mais tout le monde n’est pas non plus Aryna Sabalenka. Je ne gagne pas les points en deux ou trois frappes, c’est vrai, mais j’ai beaucoup progressé et je suis tout de même assez agressive sur le terrain.

Désormais, vous pouvez à nouveau mettre les qualifs de Grand Chelem dans vos objectifs.

Je ne veux plus trop réfléchir en termes de points et de classement. Comme déjà dit, ce qui compte c’est que je fasse ce que je dois faire. Mais oui, grâce à mes résultats, je sais que je vais pouvoir peut-être retrouver les qualifs de Grand Chelem. Ce sera sans doute – voire sûrement – trop juste pour Wimbledon (NDLR : le cut est fixé à ce lundi mais la liste ne sortira que ce mardi. Il manquera sans doute une dizaine de places à Marie pour en être) mais l’US open semble jouable. J’adore évidemment jouer en Grand Chelem et cette perspective me réjouit. L’idée de pouvoir à nouveau disputer ces tournois constitue une énorme motivation et puis, on ne va pas se mentir, financièrement, cela peut aider puisqu’il faut rappeler que les prize money en W35 permettent juste – et encore – de couvrir les frais.

Des W35 que vous pourrez bientôt quitter pour disputer des tournois mieux dotés.

Oui, avec le classement qui sera le mien lundi, je pourrai en effet disputer des tournois plus élevés d’ici quelques semaines. Je n’ai d’ailleurs pas encore concocté mon programme, je le ferai dans les jours qui viennent car il faut toujours trouver un équilibre entre les différents tournois.   

Zizou Bergs: "Roland Garros aura été une grande fête!"

Il aura fallu un très bon Grigor Dimitrov (ATP 10) pour empêcher Zizou Bergs (ATP 102) d'atteindre les huitièmes de finale de Roland Garros. Le Bulgare l'a finalement emporté 6-3, 7-6, 4-6, 6-4, mais il a dû batailler ferme. Bergs peut rentrer chez lui la tête haute après une aventure incroyable : "La manière dont les fans ont chanté mon nom à la fin, c'était incroyable."

Des conditions apocalyptiques, tant en termes de météo que d'organisation, ont transformé les deux derniers jours à Roland-Garros en une lutte pour la survie. Vendredi soir, Zizou Bergs et Grigor Dimitrov ont été contraints de jouer dans la boue et sous la pluie. Samedi, après une longue attente, ils ont enfin été affectés au Court Philippe Chatrier pour poursuivre leur duel. Bien que ce soit la première fois que Bergs accédait au tableau principal de Roland-Garros et posait le pied dans ce Central mythique, il n'a pas semblé impressionné. Il a eu des occasions de remporter la deuxième manche, a dominé la troisième et n'a dû s'incliner face au Bulgare de 33 ans qu'à la fin d'une quatrième manche très disputée.

Après un extraordinaire Roland garros, Zizou va donc désormais rentrer en Belgique. «Je me trouvais un peu comme au pied d'une montagne avant ce tournoi, j'téais un peu fébrile, sans trop de confiance», sourit-il. «Mais j'ai gagné un match, y compris contre Joris (De Loore) — ce qui n'est jamais facile contre un ami — pour ensuite me qualifier dans cette ambiance fantastique de Coupe Davis sur le Court Suzanne Lenglen. Quelle aventure, déjà à ce moment-là! Ensuite, c'est vraiment devenu sérieux. C'était incroyable de pouvoir gagner ce premier tour contre Nabilo, et avec la manière en plus. Ensuite, j'ai eu une belle opportunité contre Marterer, que j'ai saisie. Et puis, on commence vraiment à y croire. Puis, il y a eu toute cette saga de la pluie. Des journées très longues avec ces interruptions, pour finir sur le Chatrier. Incroyable aventure.»

Bergs a montré au monde du tennis qu'il était prêt pour cette nouvelle étape de sa carrière — virtuellement, il se trouve actuellement dans le top 80, et les Jeux Olympiques se rapprochent aussi. «Nous sommes à nouveau dans une nouvelle étape et me voici enfin dans le top 100», a déclaré Bergs. «Et ce samedi, j'ai encore eu une opportunité de progresser. La porte (pour battre un joueur de ce calibre, ndlr) n'était pas encore complètement ouverte, mais si je continue sur cette lancée dans les mois à venir, les occasions viendront. J'ai peut-être perdu, mais c'était un vrai combat. Et c'est positif. Ce match, ainsi que celui contre Nadal démontrent que je serai bientôt prêt à franchir cette prochaine étape.»

Malgré l'euphorie légitime, il y avait aussi quelques petits points d'amélioration ou d'attention. Comme, par exemple, son poignet gauche (celui de la blessure d'il y a un an et demi) était bandé. «Depuis que je joue sur terre battue, il y a toujours eu un match où j'ai eu peur», a reconnu Bergs. «Aux USA, à Rome. Chaque fois que j'ai cette peur, je me bande. Est-ce à cause de la terre battue ou est-ce un certain traumatisme que je porte en moi, je ne sais pas. Nous allons de toute façon le faire vérifier à nouveau.» Et puis il y a la saison sur gazon à venir. «Avec tout ce "bazar" à Roland Garros, j'ai oublié de m'inscrire pour les tournois sur gazon», avance-t-il. «Que ce soit à 's-Hertogenbosch, à Halle ou à Queen's. Je ne peux y participer qu'en tant qu' "alternate" (liste de réserve). Ce sont des mauvais points pour moi. Je vais y aller pour m'entraîner et j'espère encore pouvoir entrer quelque part, je vais aussi demander une wildcard à Rosmalen. Le gazon est finalement ma saison préférée. Je suis donc curieux de voir comment je vais m'en sortir maintenant, avec cette confiance et cette expérience, sur cette surface face aux meilleurs.»

Le jeune joueur de 24 ans prend tout cela avec le sourire. «L'histoire de Roland Garros a été un immense succès. Une grande fête. Ma première victoire dans un tournoi du Grand Chelem, la première fois dans le top 100. Confirmation contre les meilleurs. Et surtout, l'expérience avec les supporters. Incroyable aussi de voir comment le public a encore chanté mon nom après le match. Une très belle fin de parcours ici.»  

Jeline Vandromme: "j'aimerais bien faire un selfie avec Sabalenka."

Jeline Vandromme vit une expérience incroyable. À seulement seize ans, elle a déjà réalisé des exploits impressionnants, comme remporter les Masters juniors et le championnat d'Europe des U16. Samedi, elle a également remporté l'Astrid Bowl à Charleroi. Depuis ce dimanche, elle est à Roland Garros où elle est manifestement éblouie. Elle envisage désormais de jouer davantage de tournois professionnels cette année, tout en continuant ses études en latin et en sciences.

Avant tout, il est nécessaire de mettre en perspective la rapidité avec laquelle les choses évoluent pour Jeline Vandromme : cela fait à peine un an que la Brugeoise s'entraîne sous l'égide de Tennis Vlaanderen et qu'elle bénéficie d'un accompagnement à plein temps au centre de Wilrijk. "J'ai commencé le tennis à l'âge de cinq ans", a-t-elle expliqué à son arrivée à Paris. "Au début, je n'ai participé qu'à quelques tournois juniors en Belgique, car je n'étais pas très attirée par la compétition. Ensuite, j'ai commencé à le pratiquer de manière plus intensive et mon amour pour le sport a grandi. Maintenant, j'adore ça, c'est une véritable passion." Ce qui est atypique dans son parcours, c'est que Jeline a d'abord commencé avec des tournois féminins, ce qui l'a maintenue un certain temps en dehors des radars. De plus, elle fréquente toujours une école normale où elle étudie le latin et les sciences. "Je suis heureuse de pouvoir concilier cela avec ma carrière tennistique", affirme celle qui qui joue aussi au piano. "Ce n'est pas toujours facile, après Roland Garros, par exemple, j'ai encore sept examens à passer. Ce sera difficile. Mais pour l'instant, j'arrive à tout concilier."

Vu sa progression constante, il ne fait aucun doute que son avenir sera encore plus chargé Le premier jour de sa visite à Roland Garros, elle a immédiatement signé un contrat de quatre ans avec Adidas. Une preuve qu'elle commence également à se faire connaître au niveau international. Sa victoire à l'Astrid Bowl samedi - 33 ans après la dernière victoire belge en jeunes filles de Dominique Monami en 1991 - a confirmé tout le bien que l'on pensait d'elle. Mais l'adolescente originaire de Flandre occidentale prend tout simplement les choses comme elles viennent et profite en même temps des nouveaux défis. "C'est super cool d'être à Roland Garros", a-t-elle dit avec enthousiasme. "Je n'étais jamais venue ici auparavant. Ce sera une expérience incroyable. J'ai déjà pu m'entraîner pendant une heure et les courts sont magnifiques. Je suis super contente de jouer ici."

Malgré ses résultats récents, Jeline n'a pas beaucoup d'attentes pour son premier tournoi du Grand Chelem. Son premier objectif? Obtenir un selfie avec Aryna Sabalenka. "J'aime beaucoup la regarder jouer. entre autres parce qu'elle est une joueuse très agressive. Je m'inspire un peu de son style de jeu. Et sa passion pour le sport est aussi très belle à voir. J'aimerais vraiment la rencontrer. Donc, si elle se promène quelque part ici, je vais certainement lui demander une photo." Tennistiquement, Jeline a aussi d'autres objectifs. "Je devrais peut-être jouer un peu plus vers l'avant, rechercher davantage le jeu à la volée. Mais je peux encore m'améliorer dans tous les domaines. Bien que je remarque déjà une belle progression par rapport à l'année dernière. Et c'est agréable." Elle semble également prête à faire plus d'incursions dans le circuit professionnel. Elle a d'ailleurs déjà participé à huit tournois ITF, sa dernière participation, en août dernier au tournoi de 15 000 dollars de Wanfercee-Baulet, l'a vue se hisser en demi-finale. "J'ai déjà joué quelques tournois et j'ai l'intention de le refaire plus tard dans l'année", a-t-elle déclaré. "Mon ambition est de d'abord jouer tous les tournois du Grand Chelem juniors, puis espérons-le, chez les pros également."     

Sander Gille et Joran Vliegen: "Nous, parmi les favoris pour le titre? C'est cool!"

Alors que leur premier tour a été très compliqué, Le deuxième tour s'est déroulé beaucoup plus facilement pour Sander et Joran. Après leur finale de l'année dernière, leur titre à Monte-Carlo et leur défaite récente à Madrid et à Rome contre la meilleure équipe actuelle du monde, Zeballos-Granollers, les Limbourgeois n'ont pas peur d'exprimer leurs ambitions : « Nous faisons partie des favoris pour le titre, oui ».

"Nos adversaires ont joué un peu au-dessus de leur niveau." Joran Vliegen l'a dit avec un brin de nonchalance alors qu'ils ont évité, avec Sander Gillé, une défaite initiale contre les remplaçants Martinez-Nouza au premier tour. Ces derniers avaient pris la place de Rinderknech, blessé, qui devait jouer en duo avec Borges. Cette victoire souligne la confiance des Belges à Paris. "La semaine dernière à Lyon, ça n'a pas bien marché," a admis Sander Gillé, 33 ans. "Mais dès que nous sommes arrivés ici, nous nous sommes tout de suite mieux sentis. Dès le premier entraînement, je me sentais super bien. Les souvenirs de l'année dernière aident aussi, bien sûr. Honnêtement, Roland-Garros est le seul tournoi où je me sens aussi à l'aise. Surtout sur le terrain." Il n'y avait donc aucune nervosité lors de leur premier match vendredi. "Non, il n'y avait pas de tension," a déclaré Joran Vliegen, de trois ans son cadet. "Nous ne voyons pas ce tournoi comme celui où nous devons défendre une finale. Nous voulons simplement réaliser un bon tournoi. Ces points ont déjà été défendus par notre titre à Monte-Carlo il y a quelques semaines. Nous savons qu'il sera extrêmement difficile de faire mieux que l'année dernière, mais nous savons aussi que nous atteignons toujours un niveau assez élevé ici et que les conditions jouent généralement en notre faveur." Au deuxième tour, ce dimanche, Gillé et Vliegen ont battu Safulin et Peers en deux sets.

Leur préparation pour Roland-Garros a été plus que satisfaisante. Après leur victoire à Monaco, ils ont certes subi des défaites au deuxième tour de Madrid et en quart de finale à Rome, mais à chaque fois contre l'équipe en forme, Zeballos-Granollers, les numéros un mondiaux. "C'est de loin la meilleure équipe du moment," avance Gillé. "Je les considérais déjà comme l'une des équipes les plus fortes, mais maintenant ils gagnent vraiment tout. C'est dommage que nous ayons dû les affronter au deuxième tour et en quart de finale, et heureusement que nous les avons battus à Monte-Carlo, mais dans l'ensemble, nous pouvons être très satisfaits de notre saison sur terre battue." À Roland-Garros, Les Belges, têtes de série numéro, et Zeballos-Granollers, têtes de série numéro un, ne sont pas dans la même moitié de tableau. Ce qui ouvre des perspectives. "Un quart de finale serait un bon résultat dans un tournoi du Grand Chelem," confie Sander Gillé. "Nous voulons aller aux Masters en fin d'année et pour cela, il faut être parmi les huit meilleures équipes. Donc, au moins les quarts, mais nous espérons évidemment aller plus loin."

La confiance est clairement au rendez-vous pour le duo limbourgeois, qui n'a été arrêté en finale l'année dernière que par Dodig-Krajicek. "Nous faisons partie des favoris", affirmz Sander Gillé avec assurance. "Pas les favoris, mais nous faisons partie du groupe. C'est cool." Mais cela ne nous met pas de pression. Même si nous perdons ici au troisième tour, nous resterons parmi les favoris pour le reste de l'année. Nous formons un tandem très fort." Joran Vliegen ne pouvait qu'approuver : "Nous le méritons après nos résultats à Monaco et ici l'année dernière. Nous n'avons pas de pression, car nous savons que nous pouvons très bien jouer ici. Notre niveau est assez bon. Mais bien sûr, nous pouvons aussi perdre, le niveau de la concurrence est très haut."

Depuis Monte Carlo, l'ex-joueur Maxime Braeckman fait également partie de l'équipe "Sandoran". "Auparavant, nous prenions quelqu'un de différent chaque semaine, selon nos besoins", explique Vliegen. "Une semaine un entraîneur de tennis, une autre un kinésithérapeute. Mais il est vite apparu que nous avions le plus besoin d'un entraîneur. Maxime est quelqu'un qui nous connaît bien, qui joue encore au tennis à un bon niveau, mais qui ne veut pas tout changer notre fonctionnement. Lui aussi continue à apprendre car cela fait très longtemps qu'il n'a plus été sur le circuit, et encore moins en double. Mais nous allons probablement continuer ainsi pour la saison sur gazon et les Jeux olympiques."    

Elise Mertens: "pas mauvais mais pas assez bon non plus"

Que se serait-il passé ? Elise Mertens (WTA 27) a eu par deux fois un break d'avance dans le premier set contre lune des prétendantes au titre, Elena Rybakina (WTA 4), mais elle n'a pas pu en profiter. Par la suite, cela est devenu plus difficile et elle a perdu 4-6, 2-6. "Cela reste un point à travailler : prendre plus d'initiatives pour marquer des points et attendre moins les fautes de l'adversaire." Elle va donc se concentrer sur le double.

Il faisait froid (14 degrés) et maussade sur le Court Philippe Chatrier lorsque Elise Mertens et Elena Rybakina sont entrées dans l'arène à midi pile. Il n'y avait pas beaucoup de sièges occupés, mais les spectateurs présents ont vu la Limbourgeoise bien commencer le match. Elle a mis Rybakina en difficulté en alternant habilement défense et une attaque. La gagnante de Wimbledon, d'origine kazakhe, n'était clairement pas dans son état habituel et a cédé son service deux fois de suite. Cependant, Mertens n'a pas pu en profiter. "Je sentais qu'elle devenait meilleure petit à petit", a admis Mertens. "Mais j'avais effectivement bien commencé. Je voulais montrer un peu de variation parce qu'elle aime les balles à hauteur de hanche, et je devais aussi essayer de retourner les premiers services en profondeur. C'était un peu le plan. Au début, ça a bien fonctionné et elle a fait quelques erreurs. J'en ai profité un moment. Mais elle est finalement mieux entrée dans le match et à chaque fois que j'étais en défense, ou même dans des situations neutres, elle prenait les commandes."

Ce n'est pas nouveau: Mertens a du mal à maintenir ou à concrétiser un avantage contre les meilleures joueuses et elle ne parvient pas à aller chercher la victoire. Par exemple, deux doubles fautes lui ont coûté son avance aujourd'hui. "Je vais devoir revoir le match", a-t-elle soupiré. "Mais c'est de toute façon un point sur lequel je dois continuer à travailler : ne pas attendre et espérer une erreur de mon adversaire.." Un huitième troisième tour consétcutif à Roland Garros est bien sûr très honorable, mais on espère toujours un peu plus de la meilleure joueuse belge. "Le niveau n'était pas mauvais mais pas assez bon pour battre quelqu'un comme elle", a reconnu Elise Mertens. "Je dois être constante et suivre le plan pendant deux heures sans faiblir. C'est un point à travailler, tenter davantage de marquer les points moi-même."

Mertens peut désormais se concentrer pleinement sur la conquête de ce dernier titre du Grand Chelem qui lui manque en double. Avec sa partenaire Su-Wei Hsieh, elle a déjà franchi la première étape. "Je peux en effet reprendre maintenant les entraînements en double", a souri Mertens. "Je n'ai pas joué avec Su-Wei depuis deux semaines. C'est un peu particulier. Mais heureusement, nous nous comprenons bien. Nous avons l'expérience nécessaire. Nous allons tout donner, c'est sûr."   

Zizou Bergs: "face à Dimitrov, l'important sera d'y croire"

Où est la fête ? À Roland-Garros, bien sûr ! Le maître de cérémonie Zizou Bergs (ATP 102) a enthousiasmé ses fans en se hissant au troisième tour. Ni Maximilian Marterer (ATP 101) ni deux interruptions dues à la pluie n'ont pu arrêter le Limbourgeois. Sur un score de 3-6, 6-3, 6-1, 6-3, il s'est octroyé une affiche de rêve contre Grigor Dimitrov (ATP 10). Bergs est également assuré d'entrer pour la première fois dans le top 100 mondial après ce tournoi. "Quand je rentrerai à la maison, je vais profiter de ce moment avec mes amis et ma famille !"

Le minuscule court numéro cinq de Roland-Garros était trop petit pour accueillir tous les supporters belges, mais malgré l'ambiance tricolore, Max Marterer ne s'est pas laissé démonter. Il a pris le meilleur départ et a impressionné par un très faible nombre de fautes directes et une grande habileté. Bergs a heureusement reçu de l'aide du ciel : une forte averse qui a interrompu le jeu à 2-2 dans le deuxième set. "J'ai dit à mes entraîneurs qu'il était trop à l'aise sur le court. Je devais changer quelque chose. J'ai commencé à le pousser plus en arrière, afin de pouvoir être plus créatif et utiliser mes amorties avec plus de succès. Je devais chercher à améliorer la qualité de mon jeu."

C'est ce qui a fait basculer complètement le match, au point qu'il ne restait finalement plus qu'un seul joueur sur le court. Une deuxième pause due à la pluie n'a rien changé à cela. Passant des qualifications au troisième tour, Bergs a ainsi remporté cinq victoires consécutives. D'ordinaire, on gagne un tournoi avec un tel parcours. "C'est drôle.J'en parlais encore avec mon coach (Gert-Jan Eyckmans). On dit toujours : une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. Donc il savait que j'allais gagner aujourd'hui. J'ai d'ailleurs un assez bon ratio en finales. (rires)"

Son ratio contre les meilleurs joueurs reste quant à elle à écrire. Un troisième tour à Paris contre Grigor Dimitrov pourrait être le moment idéal pour commencer. "Je ne sais pas vraiment comment il joue sur terre battue," a déclaré Bergs. Je l'ai vu de près à la United Cup (début de l'année en Australie, ndlr) et c'était impressionnant. Surtout son jeu de jambes et la vitesse de son coup droit. Mais bon, quand on se retrouve face à lui, ça se passe généralement mieux que prévu. Je dois y croire, c'est le plus important. Tout comme je l'ai fait contre Nabal et Tabilo. Mettre de côté le statut de Dimitrov et le voir comme un adversaire ordinaire."  

Espérons qu'il puisse à nouveau faire la fête avec les fans belges sur le court 14. Ce jeudi, il a en effet réussi à emmener tous ses supporters dans sa célébration sur le terrain. "Je voulais d'abord courir vers mon box, mais ensuite j'ai vu tous ces fans belges. Dans le handball et le football, il y a toujours quelque chose que l'on crie après un match, et comme j'avais déjà entendu plusieurs fois 'où est la fête ?', j'ai pensé : 'allez, je vais le faire aussi." Une célébration d'autant plus légitime qu'il est désormais certain que Zizou entrera dans le Top 100 après Roland-Garros. "Pour le moment, je ne me concentre pas trop là-dessus. Je veux surtout rester dans le tournoi et continuer. Mais quand je rentrerai à la maison, je vais profiter de ce moment avec mes amis et ma famille. Je suis sûr que nous allons célébrer cela."

Elise Mertens : "Roland-Garros, c'est comme jouer à la maison pour moi"

Pour la huitième année consécutive, Elise Mertens (WTA 27) se qualifie pour le troisième tour de Roland-Garros ! Rares sont ceux qui peuvent se targuer d'avoir fait aussi bien. La régularité de Mertens n'a jamais été mise en danger contre Petra Martic (WTA 81). Avec un score de 6-4, 6-3, elle a donné aux fans belges davantage de raisons de faire la fête. "J'avais déjà entendu 'où est la fête chez Zizou'", a confié Elise après son succès. Au prochain tour, elle jouera contre Elena Rybakina (WTA 4).

Si elle le pouvait, Elise Mertens jouerait volontiers chaque tournoi contre la Croate de 33 ans, Petra Martic. Depuis qu'elle l'a battue en 2018 en route vers les demi-finales de l'Open d'Australie, elle a remporté les quatre rencontres suivantes. Cette cinquième confrontation à Paris s'est jouée à sens unique. "J'ai joué un match solide. Ce n'était pas un match facile, mais je me sentais bien, plus à l'aise. Mon service fonctionnait mieux, j'étais solide et je n'ai rien fait de compliqué. C'était juste suffisant. Je suis très satisfaite." Les supporters belges étaient également ravis. Juste après la fin du match de Zizou Bergs, ils n'avaient qu'à se tourner de l'autre côté, du court cinq au court quatre, pour commencer à encourager la joueuse belge. "Oui, il avait terminé juste avant moi. Parce que j'ai bien entendu 'Où est la fête ? Ici est la fête !'. Tous les Belges pouvaient venir me soutenir. C'était génial."  

Au prochain tour, elle aura également besoin de tout le soutien possible, car elle affrontera une adversaire de taille en la personned 'une favorite pour le titre, Elena Rybakina. "Je vais en effet avoir une adversaire plus forte en face de moi. La vitesse va augmenter. Son service sera plus puissant. Mais j'ai déjà joué contre elle quelques fois (4-1 en faveur de Rybakina, ndlr). Mais on ne sait jamais, n'est-ce pas ? Je vais me donner à 100 % et je vais certainement avoir le soutien des supporters belges." Ce match se jouera certainement sur un grand court. "Ce qui signifierait que nous ne serons pas perturbés par la pluie. J'aime les grands stades ici. Roland-Garros, c'est un peu comme jouer à domicile pour moi."

Comme en témoigne sa régularité à la Porte d'Auteuil puisque c'est la huitième année consécutive qu'elle atteint le troisième tour. "Je ne le savais pas moi-même. J'étais un peu surprise. C'est quand même une belle statistique, même si, lorsque vous êtes tête de série, vous avez un avantage dans les tournois du Grand Chelem."  

David Goffin: "ne garder que le positif"

Il n'y aura pas eu de coup d'éclat de la part de David Goffin (ATP 112) contre le quatrième tête de série, Alexander Zverev (ATP 4). Après un très bon premier set, il a dû subir la loi du plus fort. "J'aurais pu remporter ce premier set, mais c'était de loin sa meilleure performance contre moi," a déclaré Goffin qui espère maintenant renforcer encore un peu plus sa confiance sur gazon.

David Goffin avait invité un groupe de supporters et d'amis à assister à son match sur le Court Suzanne Lenglen contre Alexander "Sascha" Zverev. Le grand Allemand, vainqueur à Rome, est l'un des outsiders pour le titre ici et qui a battu Rafael Nadal au premier tour. Dans le premier set, Goffin, visiblement plus en forme que ces derniers mois, a facilement suivi le rythme. Son jeu de jambes était vif, son retour précis, et il se sentait à l'aise dans les rallyes. Au début du tie-break, il a même mené 2-0 et a eu la possibilité de remporter ce premier set. "J'ai eu quelques points relativement faciles que je n'ai pas convertis. J'ai essayé. J'aurais pu remporter ce premier set. Ensuite, je ne pense pas avoir baissé de niveau de mon côté, mais ce n'est pas facile contre lui, avec son service et sa solidité. Le niveau était là, ce n'était certainement pas un mauvais match, je dois retenir le positif. Car parmi tous les duels que j'ai eus avec Zverev, c'était sans aucun doute sa meilleure performance."  

Goffin quitte donc Paris avec un sentiment positif. "C'était en tout cas agréable de remporter un bon match à Roland Garros. Il y a aussi quelques aspects positifs contre Zverev. Je ne dois pas m'emballer mais les intentions étaient bonnes. Nous allons essayer de capitaliser là-dessus et essayer de tout faire un peu mieux." Le gazon est une surface sur laquelle Goffin peut retrouver de la vitesse. Il jouera d'abord les qualifications de Rosmalen, puis le tournoi challenger à Ilkley. Ajoutons qu'il n'a pas beaucoup de points à défendre avant Wimbledon.

Roland Garros restera probablement dans la mémoire de Goffin comme le tournoi où il a peut-être lancé un changement culturel parmi les supporters. "Eh bien, j'ai juste dit ce que je ressentais après ce premier tour. J'ai été surpris de voir combien de joueurs, d'entraîneurs et de personnes soutenaient mes paroles. Je ne savais pas que cela prendrait de telles proportions, jusqu'à même entraîner des mesures de la part du tournoi. Mais je n'avais aucun problème à évoquer cela. Et j'en ai encore moins quand j'ai réalisé que j'avais le soutien d'une grande partie des joueurs"

David Goffin : "Ça fait du bien !"

David Goffin (ATP 115) a passé trois heures et demie dans une véritable fournaise française, dont il est sorti vainqueur de l'étoile montante Giovanni Mpetshi Perricard (ATP 66) et de ses supporters peu trop enthousiastes, sur un score de 4-6, 6-4, 6-3, 6-7, 6-3. Un pur bonheur ! Son adversaire au deuxième tour : Alexander Zverev (ATP 4).

David contre le Goliath de 2m03, en pleine forme, alias Giovanni Mpetshi Perricard. Tout cela sur un court numéro quatorze bondé où, dès la première balle, l'ambiance était chaude, très chaude, trop chaude. La Marseillaise a été entonnée trois fois et les limites de la sportivité ont été atteintes et même dépassées. Les fans belges de tennis ne se sont pas laissés faire dans cette ambiance de stade de football et avaient de nombreuses raisons de se réjouir. Goffin a joué un tennis excellent et a contré le puissant service de Mpetshi Perricard avec aisance. "Ça fait du bien", a avoué Goffin. "C'est un match que j'ai bien géré. J'ai eu un break dans chaque set et j'aurais donc pu être sous la douche une heure et demie plus tôt. Mais je suis resté calme tout au long du match. Après le premier set, j'ai trouvé mon rythme et j'ai pu lire de mieux en mieux son service. Bien sûr, j'ai encore été surpris de temps en temps par sa puissance (Mpetshi Perricard a frappé 22 aces, ndlr) mais dans le dernier set, j'ai eu deux breaks. J'avais donc encore un peu de marge."

Cela faisait pourtant un moment que Goffin n'avait pas fait basculer un tel thriller en sa faveur. "Oh, avec un peu plus de sérénité et de confiance, j'aurais gagné en trois sets rapides", sourit-il. "Maintenant, c'est devenu une sorte de loterie, dans ce cinquième set. Mais la victoire est méritée." Dans une ambiance de plus en plus épicée, David Goffin a gardé la tête remarquablement froide. Mais après avoir converti sa première balle de match avec un beau revers le long de la ligne, l'adrénaline accumulée est sortie d'un coup. Le petit geste de l'index derrière l'oreille était ludique, mais le message derrière est bien passé auprès des fans locaux déçus. "Écoutez, quand on vous insulte pendant des heures et qu'on vous crache même un chewing-gum dessus, vous avez le droit de faire un petit geste vers le public ensuite, je trouve." Le débat fait rage depuis un moment en France : les supporters vont-ils trop loin dans leur "soutien" aux joueurs locaux ? "Certainement !", a affirmé Goffin catégoriquement. "C'était irrespectueux. Bientôt, on se croira à un match de football, avec des fumigènes et des hooligans qui se battent dans les tribunes. Cela devient ridicule. Il y a des gens qui viennent plus pour faire du grabuge que pour créer de l'ambiance. Dans les vestiaires, on commence à en parler, et les arbitres se plaignent de plus en plus. C'est surtout un problème en France."

Un autre problème d'un tout autre ordre est son prochain match contre Alexandre Zverev. L'Allemand est en grande forme et l'un des outsiders pour le titre à Roland Garros. "C'est l'un des meilleurs joueurs sur terre battue en ce moment", a reconnu Goffin. "Par le passé, nous avons déjà eu pas mal de duels impressionnants. L'année dernière à Rome, nous avons encore joué un bon match. Ce sera sur un grand court. Et dans une meilleure ambiance, je pense. J'espère qu'il n'y aura pas de chewing-gum lancé dans ma direction cette fois."

Elise Mertens : "Mauvais temps mais ambiance géniale"

Le temps était plutôt belge qu'argentin, mais Elise Mertens (WTA 27) a tout de même dû puiser profondément dans ses réserves de volonté pour repousser la tenace Maria Lourdes Carle (WTA 82) et ses six balles de deuxième set. Avec un score de 6-3, 7-6 et après 2h24 de lutte, la Limbourgeoise s'est qualifiée pour le deuxième tour où elle jouera contre Petra Martic (WTA 81).

Un parapluie était l'article le plus vendu à Roland Garros aujourd'hui. Ls conditions étaient donc loin d'être agréables ou idéales pour jouer au tennis. Plusieurs fois, le duel entre Elise Mertens et Maria Lourdes Carle a failli être interrompu par la pluie fine persistante. Après un premier set relativement fluide, il est apparu que l'Argentine de 24 ans avait un faible deuxième service — parfois à peine plus de 96 km/h — mais aussi de bonnes jambes. Dans le deuxième set, elle a davantage montré ses qualités en commettant très peu de fautes, obligeant Mertens, qui était menée 3-5, à se battre bec et ongles. Avec sa ténacité et beaucoup de courage, Elise a sauvé pas moins de six balles de set et, à sa troisième balle de match, a remporté le tie-break 10-8.

"C'était une longue attente", a souri Elise Mertens. "J'étais ici à 8 heures et maintenant il est déjà 20 heures. C'est vraiment exceptionnel. Au début, le court était encore correct et je pouvais bien jouer, mais à partir du deuxième set, les balles sont devenues vraiment lourdes (ndlr: sans jeu de mots) et elle a commencé à renvoyer beaucoup de balles. Ce n'était pas facile, mais c'était suffisant." Cela a un peu rappelé mon deuxième tour l'année dernière sur le même court, contre la Colombienne Camila Osorio, tout aussi inconnue et tout aussi faible au service, mais aussi combative. "C'est vrai," confirme Mertens. "À ce moment-là aussi, j'ai dû sauver des balles de set. Et j'ai réussi encore une fois, avec l'aide des supporters belges. Malgré le mauvais temps, l'ambiance sur ce petit court était fantastique. C'est aussi bénéfique pour le tennis belge. Nous n'avons pas de tournoi féminin dans notre pays, donc je suis contente que les gens puissent profiter d'un tel événement."

Espérons que cela se reproduira au prochain tour où Mertens affrontera Petra Martic. Contre la Croate de 33 ans, Elise affiche un sans-faute dans le passé. Un bon présage. "Cela fait un moment que je n'ai pas joué contre elle (Miami 2023)", a-t-elle déclaré. "Je vais devoir revoir comment elle s'en sort sur terre battue. Je sais qu'elle peut bien servir." Reste à voir comment la Croate gèrera l'ambiance qui sera certainement aussi belge que le temps ;-)

Greet Minnen: "je dois rester positive, c'était mon meilleur match sur terre"

Pas d'exploit pour Greet Minnen (WTA 85) lors de son premier tour à Roland-Garros contre la tête de série numéro quatre Elena Rybakina (WTA 4). Laquelle était trop forte comme en témoigne le score de ce match (6-2 6-3), mais la joueuse belge s'est battue comme une diablesse.

Avant le début du tournoi, Greet Minnen avait déclaré qu'elle aimait jouer à Paris parce que les balles prennent beaucoup de vitesse. Aujourd'hui, à Roland-Garros, sous une pluie battante qui a nécessité la fermeture du toit sur le Court Suzanne Lenglen, ce n'était absolument pas le cas, mais pour une fois, ces conditions difficiles ont joué en sa faveur. En face d'elle se trouvait la machine kazakhe Elena Rybakina, gagnante de Wimbledon et disposant de l'un des tennis es plus précis du circuit féminin. "Je n'ai pas mal joué, a expliqué Minnen. Je n'ai pas fait beaucoup de fautes, elle a juste marqué beaucoup de points. Globalement, j'étais satisfaite de mon match, elle était simplement trop forte. Je suis encore loin de ce niveau, mais c'est normal, elle est numéro quatre mondiale. Nous avions aussi anticipé les conditions plus lentes, mais elle s'en est finalement bien accommodée. Je dois rester positive, c'était l'un de mes meilleurs matchs sur terre battue. C'est juste dommage que je sois tombée sur Rybakina au premier tour."

Dans quelques semaines, Minnen pourrait peut-être à nouveau goûter au tennis sur terre battue si elle est sélectionnée pour les Jeux olympiques. Avec son classement, il faudrait un peu de chance mais Greet aimerait beaucoup vivre cette expérience. "Je n'ai plus mon destin en main, a-t-elle admis Je pense que je suis assez proche. Mais il va falloir attendre. Ce serait vraiment incroyable. C'était un grand objectif pour cette année. La saison dernière, je n'aurais jamais pensé m'en approcher. Maintenant que cela devient plus concret, ce serait formidable de le vivre, sinon je devrai viser Los Angeles 2028." Minnen est en effet une fan des Jeux olympiques. "Je les regarde toujours, confie-t-elle, je trouve impressionnant de voir comment les autres sportifs se préparent pour cet événement. Pour nous, les tennismen, c'est un peu moins le cas. J'aime regarder l'athlétisme et la gymnastique, je suis une grande admiratrice de Nafi Thiam et la gymnaste Simone Biles. Et bien sûr, de tou less sports d'équipe belges." Greet n'est pas déçue que le tournoi olympique de tennis ait lieu à Roland-Garros. "Évidemment, j'aurais préféré une autre surface, mais je connaissons le stade et les excellentes conditions. J'espère vraiment qu'il y aura de nombreux supporters belges."

Zizou Bergs: "je vous présente le Zizou 2024"

Cette perf marque-t-elle la percée attendue de Zizou?? Cela en a tout l’air. Zizou Bergs (ATP 102) s'est battu pour remporter sa toute première victoire en Grand Chelem, et ce, contre une tête de série, Alejandro Tabilo (ATP 25), qui avait éliminé Novak Djokovic à Rome ! Le qualifié limbourgeois peut aborder avec confiance un deuxième tour contre Maximilian Marterer (ATP 101).

Qui aurait parié un centime sur les chances de Zizou Bergs à 3-6, 2-5 lors de son premier match dans le tableau principal de Roland-Garros ? Alejandro Tabilo jouait sans difficulté tandis que le joueur de Pelt, âgé de 24 ans, luttait contre lui-même. Son tennis ne se libérait pas, les points de set et la frustration s'accumulaient. Mais Bergs, avec son cœur de lion, a continué à se battre. Il a sauvé pas moins de six balles de set et, avec le soutien des fans belges, s'est rapproché de plus en plus de son adversaire chilien. « Je cherchais simplement à retrouver mon niveau », a soupiré Bergs. « Ce n'était vraiment pas bon. Petit à petit, ça allait un peu mieux, mais j'étais encore loin. Mais les fans m'ont soutenu. Je ne sais pas comment j'ai sauvé ces balles de set. Mais après un certain temps, j'ai réalisé que lui non plus n'était pas au meilleur de sa forme. Les conditions étaient aussi un peu différentes que les jours précédents. »

Une première victoire en grand chelem comme celle-là, après avoir essayé deux fois à l'Open d'Australie et une fois à Wimbledon, a un goût sucré. La décharge était énorme. C'est incroyable", a déclaré Bergs en riant. Je ressens encore un peu l'adrénaline. J'ai déjà fait des exercices de respiration, mais c'est difficile. Cette victoire est donc pleine de symboles : la première à Roland Garros, la première contre un joueur du top 25, qui lui assurera très probablement une place dans le top 100. Merveilleux. La percée semble toute trouvée. C'est le Zizou 24", a déclaré Bergs. La Zizou qui, par le passé, n'a jamais réussi à gagner des matchs avec un tennis médiocre. Aujourd'hui, à Roland Garros, j'en ai déjà gagné deux comme ça. C'est le grand changement après ma blessure au poignet. Je suis devenu solide. Et ce sont ces victoires qui vont me permettre de jouer un meilleur tennis et de gagner encore plus de matches. C'est vraiment le top !

Nous, et tous les Belges amateurs de tennis, attendons donc déjà avec impatience son prochain tour. Avec l'Allemand Maximilian Marterer, 28 ans, il rencontrera un adversaire qu'il connaît assez bien - ils se sont déjà affrontés trois fois (2-1 pour Bergs) - et qui est dans ses cordes. La porte est ouverte et il ne tient qu'à moi de continuer sur cette voie", a déclaré Bergs avec conviction. Il est gaucher et agressif, mais sur le gravier, j'aime bien jouer contre lui. C'est une belle opportunité. Zizou à Paris devient tranquillement une très belle histoire. Et en disant que Roland Garros était le tournoi du Grand Chelem que je préférais le moins, Bergs a ri. Mais ici, l'atmosphère est vraiment très agréable. Ces qualifications déjà, avec cet orchestre dans les tribunes. C'est incroyable. Et puis, il y a tant de Belges qui contribuent à créer cette atmosphère, c'est vraiment agréable à vivre. »

Alison Van Uytvanck : "Suis-je encore assez bonne ? Je me pose cette question?"

Ce premier tour de son premier tournoi du Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2023 constituait être une tâche difficile pour Alison Van Uytvanck (WTA 397). La qualifiée Tamara Zidansek (WTA 131), qui avait déjà trois matchs dans les jambes, a d'ailleurs prolongé son parcours en s’imposant 6-2, 2-6, 6-1. Pour Van Uytvanck, c'est désormais objectif gazon.

D'un W35 à Hammamet et Bastad au court 7 de Roland Garros, il y a un monde de différence. Malgré cela, en raison de l'heure tardive et des exploits de Zizou Bergs, il n'y avait pas beaucoup de monde dans les tribunes. Les quelques spectateurs présents ont pu voir qu'Alison Van Uytvanck s'était donnée à fond et avait même parfois livré un tennis de qualité. Contre la Slovène expérimentée et astucieuse, il lui a toutefois manqué cette accélération supplémentaire et un peu de régularité pour prendre le dessus. « Trop de hauts et de bas », a admis la Brabançonne. « Très frustrant. Parce qu'à l'entraînement, ça fonctionne bien. En match, je n'arrive pas toujours à maintenir ce niveau. Je dois accepter cela quelque part, mais on espère évidemment que ça fonctionne. Je suis vraiment déçue. »

A 30 ans, Alison Van Uytvanck, revient de loin. Ses problèmes de dos étaient et restent graves. Ce genre de blessure demande du temps et du courage. « Ce doute sur mon avenir est difficile à porter », a-t-elle soupiré. « J'ai l'impression que ces filles autour de la 200e et 300e place peuvent vraiment bien jouer et que je ne suis plus meilleure qu'elles, ce qui était le cas avant. Mon corps va bien, mais sans plus. Il y a toujours des petits bobos. Je sens que je ne suis plus toute jeune. C’est très frustrant. Suis-je encore assez bonne ? C’est la question que je me pose. Nous verrons maintenant ce qui va se passer sur gazon.»

L'ancienne 37e mondiale pourrait peut-être lui permettre de regagner un peu de confiance, tant sur le plan physique que tennistique. Elle utilisera son "classement protégé" pour les tournois WTA de Rosmalen et Wimbledon, et elle commencera la saison sur gazon au tournoi ITF de Surbiton. « Au moins, il n'y aura pas de rallyes aussi longs et je ne me sentirai pas comme Bambi sur la glace », a plaisanté Van Uytvanck. « J'ai également reçu une injection dans mon genou, donc je ressens des sensations différentes dans mes mouvements (sur terre battue) qu'auparavant. Sur gazon, j'aurai moins de problèmes. J'aimerais que ça aille plus vite. Je n'ai pas l'ambition de continuer à jouer ces petits tournois ITF. Plus vite je pourrai m'en sortir, mieux ce sera. Je vais prendre chaque tournoi comme il vient, et une fois que ces grands rendez-vous seront passés, je ferai le point. Mais si je me retrouve encore dans ces tournois ITF, alors je ne sais pas... »

Elise Mertens: "le simple est encore une priorité mais en double, nous y allons pour gagner le tournoi."

Un huitième de finale contre Coco Gauff n'était que la finale d'Elise Mertens (WTA 27) à Roland Garros l'année dernière. Cette année, elle espère faire au moins aussi bien. A commencer par une victoire sur Maria Lourdes Carle (WTA 83). Elle est argentine, donc elle va probablement renvoyer beaucoup de balles", sourit la numéro un mondiale limbourgeoise.

Pour sa huitième participation à Roland-Garros, Elise Mertens est toujours tête de série. Alors qu’elle continue d'empiler les succès en double - en janvier - elle a encore remporté l’Open d’Australie - son parcours en simple est un peu plus chaotique. À Rome, elle a récemment été battue de manière surprenante par la Roumaine Begu. Elle expliqué cette défaite : « J’avais le cou bloqué, ce qui m’empêchait de bien servir. Si j'abandonnais ce match, je ne pouvais pas non plus participer plus tard dans la journée au double avec Su-Wei Hsieh. D’où le déroulement étrange du match.» Physiquement, tout est rentré dans l’ordre, mais avec quatre victoires en quatre tournois sur terre battue, la préparation pour Roland n’a pas généré la confiance escomptée. « Je suis quand même contente d'être toujours tête de série ici », continue Mertens. « Cela devrait faire une différence, même si je ne suis plus très sûre de rien. »

Il faudra malgré tout être vigilante Maria Lourdes Carle au premier tour. À Madrid, la Sud-Américaine de 24 ans a battu Raducanu et Kudermetova. « Je ne sais pas grand-chose d'elle », a dû admettre Mertens. « Elle n'est plus très jeune (24 ans), mais c'est une joueuse montante qui a obtenu quelques résultats ces derniers mois. Je ne sais pas comment elle joue, mais si elle est argentine, elle ramènera sûrement beaucoup de balles. De nos jours, le niveau général est tellement élevé qu'il n'y a plus de tours faciles. »  

Ces dernières années, les résultats de Mertens en simple ont été quelque peu éclipsés par ses performances en double. La Limbourgeoise se sent-elle aujourd'hui davantage une joueuse de simple ou de double ? Non, non", répond Mertens de manière catégorique. Le simple reste ma priorité. En double, je ne joue que lors des tournois du Grand Chelem et de la WTA 1000. Je suis toujours dans le top 30, d'accord, ce n'est pas mal, n'est-ce pas ? Loin de là, mais c'est évidemment une conséquence de sa position au sommet du classement en double et du formidable palmarès qui l'accompagne. A Roland Garros, d'ailleurs, elle pourra compléter le quatuor de titres du Grand Chelem en double. Cela joue un rôle, oui", a admis Mertens. Nous avons déjà réussi à en gagner un cette année et Su-Wei (Hsieh) est la championne en titre ici.

Mais d'abord, il y a le début du tournoi en simple. Mertens croit-elle encore en sa capacité à revenir dans le top 20 ? « Oui, » dit-elle avec une légère hésitation dans la voix. « Je m'entraîne toujours dur, j'obtiens encore des résultats et je prends toujours plaisir à travailler mon tennis. Cependant, je dois gagner plus de grands matchs. Un quart de finale dans un tournoi WTA 500 n'est pas suffisant, je dois viser les demi-finales ou les finales, si je veux atteindre le top 20. Ou bien bien performer ici, évidemment. Mais j'ai un quatrième tour à défendre… donc en fait, je devrais faire encore mieux. » 

Greet Minnen : "pour éviter ce genre de joueuse au prmeier tour (Rybakina), je dois devenir tête de série" 

Elena Rybakina (WTA 4). Ce n'est pas exactement le nom que l'on veut voir sortir du chapeau quand on joue un tournoi du Grand Chelem sur sa surface la moins aimée, mais Greet Minnen (WTA 86) veut quand même faire de son mieux sur un beau court de Roland-Garros.

Après un retour époustouflant en 2023 - où elle est passée de la 229e à la 59e place mondiale - Greet Minnen, 26 ans, a connu cette saison l’autre face de la médaille. Le niveau était plus élevé, les tournois plus compétitifs et la concurrence plus grande. Il a donc fallu s’adapter. « C’était effectivement avec des hauts et des bas », a admis la native de Turnhout. « Un début difficile, mais j'ai ensuite mieux joué à Doha et à Miami. Ensuite, sur terre battue, je n'ai pas obtenu les résultats que j'espérais. Cette surface reste toujours un défi pour moi. Mentalement, il était difficile de ne pas répéter les succès de 2023 cette année. L'année dernière, j'étais presque chaque semaine en demi-finale ou en finale, j'ai gagné beaucoup de matchs. Mais à ce niveau, c’est naturellement beaucoup plus difficile. Mentalement, il a fallu accepter les défaites, accepter que l'on ne peut pas aller loin dans un tournoi chaque semaine. Le niveau est différent maintenant. Je gère cela un peu mieux désormais. »

Il se peut qu’elle doive puiser dans ses ressources ici à Paris. La gagnante de Wimbledon, Elena Rybakina, fait en effet partie des prétendantes au titre à la Porte d’Auteuil. « Ma première réaction a été : ce n'est pas une mince affaire », a ri Minnen. « Mais c'est comme ça. Ma seule option pour éviter ce genre de tirage est de m'améliorer et de devenir tête de série. C'est ce que je vais essayer de faire l'année prochaine. » Le match doit bien sûr encore se jouer. « Et la terre battue n’est pas non plus sa surface favorite », a rappelé Minnen. « Mais elle reste une joueuse qui va loin dans chaque tournoi auquel elle participe. Rybakina joue de manière très agressive avec un excellent timing, à moi de varier suffisamment pour la sortir de son rythme. Je dois faire des choses différentes de d'habitude. Je n'ai rien à perdre. Je joue sur un beau court avec une bonne ambiance. Une expérience de plus. Ce sera cool de jouer contre elle. »

David Goffin : « je jouerai encore certainement la saison prochaine. Après, on verra »

C’est un David Goffin particulièrement détendu qui s’est présenté devant la presse ce vendredi à Roland Garros. Il est vrai qu’il a toujours adoré ce tournoi où il s’est fait connaître du grand public en 2012 quand, en tant que lucky loser, il a réussi à se hisser en huitièmes de finale où il a joué contre son idole de toujours, un certain Roger Federer.

« Je suis vraiment content d’être ici, à Roland Garros à nouveau, avoue-t-il le sourire aux lèvres. Quand j’arrive ici il y a toujours une extra-motivation car c’est un tournoi qui me tient à cœur, j’ai aussi beaucoup de souvenirs ici. Je me sens prêt car j’aime bien les conditions de jeu ici. On verra bien ce que cela va donner. «

La satisfaction de David est d’autant plus grande qu’il est entré de justesse dans le tableau final. « Il s’agissait d’un objectif de début de saison. Et j’y suis arrivé, certes tout juste, mais je suis dans le tableau, c’est cela qui compte. » Un tournoi qu’il aborde donc avec confiance car, manifestement, les pépins de santé sont derrière lui. « Oui au niveau de la santé ça va. Les dernières semaines ont été compliquées, j’ai été calé au lit quelques jours puis, à Genève, au début, j’avais une angine et une infection à l’oreille mais là, ça va. Je devrais être à 100% pour mon premier match ici. » Un premier match qui le verra affronter le géant français Giovanni Mpetshi Perricard. « J’ai déjà joué (et perdu) contre lui. C’était à Anvers, sur une surface ultra rapide. Sur terre, ce sera différent mais cela va beaucoup dépendre de son service. Il joue bien, il est encore en piste à Lyon (il est en finale). Ce ne sera pas facile, d’autant qu’il aura le public avec lui. Il faudra que je joue libéré, que je le fasse se déplacer. »

En cas de victoire, David serait alors opposé au vainqueur d’un petit match du premier tour… 😉 « Avoir un Zverev - Nadal au premier tour, c’est fou. C’est LE premier tour de cette année. « Jouer contre un de ces deux joueurs au deuxième tour, ce serait top… vraiment. Même si ce serait une rencontre très difficile. Zverev est manifestement en forme puisqu’il a gagné un ATP 1000. Quant à Nadal, après Barcelone et Madrid, il donne l’impression de retrouver son tennis. Il faudra voir comment il tiendra physiquement car face à Zverev ; la dernière fois ici, les rallyes ont été incroyables et longs. »

Quel que soit son résultat à la Porte d’Auteuil, David Goffin envisage l’avenir avec sérénité. « Je vais essayer de revenir dans les 100, il y a encore des choses à faire pour y arriver mais je pense que je peux y arriver et, même, pourquoi pas, atteindre à nouveau la 70e ou 80e place ? Il ne me manque pas grand-chose, j’ai eu quelques bons matches ces derniers dix jours. Ce qui compte, ce n’est pas tant le résultat mais bien la manière dont on perd. Les matches que je perds, bien souvent, ce n’est pas à cause de l’autre joueur mais bien à cause de moi. C’est moi qui ne vais pas les chercher. Tout est entre mes mains pour que, d’ici la fin de saison, j’inverse la tendance. C’est une question de confiance, certes, mais aussi de la manière dont je commence mes matches. Trop souvent, je commence mal et je perds le premier set avant de perdre de justesse le troisième. Je peux résoudre cela. » Et, s’il évoque la fin de la saison, ne parlez pas au joueur belge le mieux classé de l’histoire, de fin de carrière. « Je sais que quelques joueurs de mon âge, comme Dominic Thiem ou Diego Schwartzman arrêtent cette année mais ce ne sera pas mon cas. Je jouerai encore certainement l’année prochaine et, après, on verra bien ce que je ressens. »

Reste alors à parler de l’événement heureux qui verra David devenir papa en septembre. « On est ravis, super contents, Je profite de chaque jour, de chaque semaine. De chaque étape. En septembre, ce sera un gros changement. » Lequel pourrait d’ailleurs avoir un impact sur la participation (ou non-participation) de David Goffin à la phase finale de Coupe Davis. « J’ai prévenu Steve (Darcis) très tôt. Je lui ai dit que cela allait être difficile. Si le bébé n’est pas encore arrivé, je serai tendu et s’il est déjà arrivé, j’aurai envie de passer du temps avec lui. (sourires). »

Zizou Bergs: "Ce vendredi, j'étais un peu Andy Murray"

Ce vendredi, pour un match oh combien important, Zizou Bergs (ATP 102) a tout d'abord dominé la rencontre face à Mathias Bourgue (ATP 289). Ensuite, le public français a joué son rôle et a poussé son joueur jusqu'au tie-break du deuxième set, le tout dans une ambiance de feu. Mais finalement, Zizou Bergs a remporté une victoire méritée sur le score de 6-2, 7-6, obtenant ainsi sa première place dans le tableau principal de Roland Garros. Au premier tour, il sera opposé au Chilien Tabilo, 24eme joueur mondial..e reekshoofd Alejandro Tabilo (ATP 25).

"Quand ils ont entonné la Marseillaise, j'ai eu envie de chanter avec eux!" Zizou Bergs, on le sait, est l'homme des grands rendez-vous et, ce vendredi, sur un Court Suzanne Lenglen bondé, il a connu un grand moment. Contre le Français de 30 ans, Mathias Bourgue, Zizou a longtemps été le maître du jeu et a joué son meilleur match de qualification de la semaine. À 6-2, 5-4, il a cependant ressenti la pression des 10 000 Français qui soufflaient dans son dos et la fin du match est devenue particulièrement tendue. "C'était tout simplement irréel, jouer un tel match, dans un tel stade, avec une telle ambiance", confiait Bergs après coup. "C'était comme la Coupe Davis, mais sans entraîneur sur le banc. C'est pour cela que je joue au tennis! Mon rêve n'est pas de gagner Roland Garros, mais bien de pouvoir jouer dans une telle atmosphère. Je me souviens encore de ma première visite ici, je n'avais pas encore dix ans. Nous avons regardé le duel entre Murray et Tsonga sur le Lenglen et à un moment donné, j'ai dit à mes parents que je voulais partir. Je ne pouvais plus le supporter. Tout le monde était pour Tsonga et contre Murray, et j'avais vraiment pitié de Murray. Eh bien, j'y ai repensé ce vendredi à un moment donné. Et je me suis dit : maintenant, c'est moi Murray."

Après avoir échoué deux fois à conclure ce match, Bergs a tout de même réussi à garder son calme. Un signe clair qu'il a fait des progrès et qu'il a gagné en maturité. "Avant, j'aurais probablement brisé ma raquette", a avoué le Limbourgeois. "Aujourd'hui, je reste calme. Mentalement, je suis au top. Je me sens plus fort, plus intelligent. Et cela peut sembler étrange, mais ces circonstances m'ont en fait facilité la tâche pour garder la tête froide. Je voyais aussi chez lui un peu de nervosité. L'essentiel était d'accepter que ce n'était peut-être pas parfait à ce moment-là, mais que je devais simplement gagner ce match." Ce qu'il a fait. Ce qui lui a permis de se qualifier pour la première fois pour le tableau principal de Roland Garros. Après l'Open d'Australie et Wimbledon, il rejoint donc aussi les grands à Paris.

Le tirage au sort de ce tableau final n'a pas été très favorable à Bergs. Carlos Alcaraz aurait évidemment été un adversaire plus difficile, mais avec Alejandro Tabilo, il affronte tout de même un Chilien en forme - il a par exemple battu Novak Djokovic à Rome. "Je connais un peu Tabilo que j'ai croisé lors de tournois challengers," a déclaré Bergs. "Il perce vraiment depuis cette saison. Mais jouer un premier tour contre un qualifié n'est pas facile pour lui non plus. Surtout pas contre un qualifié qui, à mon avis, peut être dangereux. Il aura aussi vu que j'ai bien joué contre Nadal. Et ce dimanche, j'aurai l'avantage d'avoir beaucoup de Belges présents, donc le public sera de mon côté. Ces derniers mois, j'ai déjà joué quelques grands matchs, contre Nadal, Tsitsipas, Rublev et Shelton. J'étais à chaque fois près de franchir une nouvelle étape dans ma carrière. Dimanche, je vais encore essayer, et j'espère que cette fois-ci, la porte s'ouvrira."

Alison Van Uytvanck : "Je n'ai plus peur de jouer au tennis"

Personne ne se promène dans Paris avec un plus grand sourire qu'Alison Van Uytvanck (WTA 398). Revenant de graves problèmes de dos, elle jouera dimanche à Roland Garros son premier match de Grand Chelem depuis l'Open d'Australie l'année dernière. "Je vais être stressée", a-t-elle avoué.

Il y a presque dix ans que la joueuse de 30 ans, Alison Van Uytvanck, a connu son "moment de gloire" à Roland Garros, où elle a captivé la Belgique pendant une semaine et demie en atteignant les quarts de finale. Son coach, Ann Devries, est toujours à ses côtés, mais une décennie de tennis professionnel a laissé des traces. Van Uytvanck a connu de nombreux problèmes de dos au cours des deux dernières années et travaille depuis quelques mois sur sa dernière tentative de retour. "Mon corps va plus ou moins bien maintenant", a déclaré le natif du Brabant. "J'ai quelques problèmes ici et là, mais je n'ai plus peur de jouer au tennis."

Van Uytvanck s'est senti profondément touché, ce qui est compréhensible. "Nous avons beaucoup douté. Si je pouvais encore revenir ? Si je serais encore capable d'atteindre un niveau décent ? Je me suis beaucoup entraînée, mais lorsque vous avez une rechute après quelques mois et que vous devez tout recommencer, cela devient difficile." En décembre, elle a subi une intervention chirurgicale majeure. "On m'a planté six aiguilles chaudes et épaisses dans le dos, puis on m'a injecté beaucoup d'eau froide le long de ces aiguilles", a expliqué Van Uytvanck. "On m'a ensuite injecté beaucoup d'eau froide le long de ces aiguilles, afin d'engourdir les nerfs. C'était très douloureux. D'autant plus que j'ai dû rester éveillé pendant la procédure. Cette anesthésie devrait fonctionner pendant un an. Pour l'instant, ça se passe bien."

Il est donc logique que Van Uytvanck soit très heureuse de participer à nouveau au plus grand tournoi sur gazon du monde. D'autant plus qu'elle s'est remise en selle ces dernières semaines dans les petits tournois ITF. A Hammamet (W35), elle a même remporté le titre, mais cela n'a pas été une partie de plaisir. "C'était terrible", a déclaré Van Uytvanck en riant. "C'est vraiment un retour aux sources. C'est aussi un peu sous-estimé. On est habitué à ce que tout soit bien organisé, à ce que l'on reçoive de l'eau à l'entraînement, par exemple. Là, il n'y a pas eu d'eau. On ne reçoit jamais de nouveaux ballons. À mon âge, je me suis vraiment demandé ce que je faisais là. Honnêtement, si ma femme n'avait pas été là, je ne suis pas sûr que je serais allé en Tunisie. Trouver la motivation, après la carrière que j'ai eue, pour écumer ces petits tournois, c'est piquant."

Une autre chose que Van Uytvanck a apprise au cours de ces derniers mois, c'est que la concurrence sur le circuit est féroce. "Tout le monde peut jouer au tennis", dit-elle. "Même les filles qui sont classées 300e ou 400e. Il est difficile de revenir dans le top 100." Un raccourci possible, bien sûr, est une bonne performance à Roland Garros et dans les autres tournois majeurs dans lesquels elle peut encore utiliser son classement protégé. "Il me reste cinq tournois WTA et deux tournois du Grand Chelem, et comme je vais jouer sur gazon autant que possible, je vais les utiliser là-bas." Mais d'abord, donc, ici à Paris, où elle affrontera dimanche une adversaire issue des qualifications. "Je vais être stressée", sait Van Uytvanck. "Et ce sera difficile mentalement de gérer cela, mais je vais tout donner." Avec le sourire.  

Zizou Bergs : "Les émotions sont difficiles à contrôler quand on a mon caractère"

L'un était déçu par la défaite, l'autre par son niveau irrégulier. Voilà ce qui se passe quand deux compatriotes, qui sont de surcroît amis, s'affrontent dans un deuxième tour de qualification, il n'en ressort aucun gagnant. Zizou Bergs Zizou Bergs est sorti finalement sorti vainqueur de Joris De Loore en trois sets. Il est à un match de la qualification. Joris De Loore Il jouera contre le Français Mathias Bourgue

Le match s'est déroulé sur un court assez bruyant car, non loin du terrain 8, sur le Court Suzanne Lenglen les adieux de Diego Schwartzman ont provoqué beaucoup de bruit. Lequel était aussi instable que le temps. Soleil et pluie se sont en effet succédé continuellement. Ce qui n'avantageait évidemment pas ni Zizou Bergs ni Joris De Loore. Après une bonne première manche, Joris a profité d'une baisse de régime de Zizou, après quoi le troisième set est devenu un combat contre les éléments, les émotions et la tension. Bergs a triomphé mais n'a pas puafficher de joie à la fin de la rencontre. "C'était un match particulièrement difficile", a-t-il soupiré. "J'étais très nerveux. Le fait que j'avais perdu contre Joris à Lille était apparemment resté dans ma tête. Je n'ai en fait jamais complètement été dans mon élément durant tout le match. Je ne pouvais jamais vraiment déployer mon style de jeu. Par moments oui, sinon on ne peut pas gagner un tel match, mais dans l'ensemble, pas assez souvent."

Joris De Loore confirme: "C'était un match serré. Dans le troisième set, il y a eu un jeu moins bon de ma part et il est resté assez constant dans ses jeux de service. Mon service était un peu trop irrégulier, c'est là que j'ai laissé filer la victoire. J'aurais peut-être dû encore monter en puissance dans le troisième set, comme je l'ai fait à 4-5 (ndlr: il a eu une balle de break). Dommage." Bergs, de son côté, a essayé de voir le positif après un tel combat. "Je suis critique envers moi-même et je ne suis pas satisfait de la manière dont j'ai digéré mentalement ce deuxième set. Dans le troisième set, j'étais là mais avec un peu trop d'émotions. Maintenant, ces dernières sont difficiles à contrôler quand on a un caractère comme le mien. Je pense qu'on a toujours besoin d'un tel match en qualifications. Un match où tu ressens du stress, où tu voudrais mieux jouer mais aussi un match où tu sais qu'il y a de grandes chances que ça s'améliore au tour suivant."

Au troisième et dernier tour, Zizou affrontera le Français de 30 ans Matthias Bourgue (ATP 289). "Je l'ai joué il y a longtemps (2018) mais je n'ai pas d'expérience récente contre lui. C'est un tirage assez intéressant. Je vais tout faire pour proposer mon meilleur tennis." En cas de victoire, Zizou se qualifierait pour la première fois pour le tableau final de Roland Garros.

Zizou Bergs : "La pression me maintient concentré"

Mission accomplie pour Zizou Bergs (ATP 102). En 67 minutes, il a survolé son match à Paris en battant. Clement Chidekh (ATP 280) 6-1, 6-1. Au deuxième tour, il rencontrera donc Joris De Loore (ATP 198).

Après son match, Zizou Bergs était évidemment ravi: "Je le connaissais et l'avais vu dans des tournois sur dur en fin d'année dernière où il jouait bien et obtenait de bons résultats. Je ne devais donc certainement pas le sous-estimer. Maintenant, la terre battue lui convient un peu moins comme surface. C'est pour cela que j'ai vraiment développé un jeu de terre. Ce que j'ai assez bien réussi. Seul mon pourcentage de service (41%) était peut-être un peu bas, mais c'est toujours bon de savoir que je peux encore mieux faire."

Cela pourrait être nécessaire au prochain tour, lorsque Bergs, 24 ans, qui n'en est qu'à son troisième Roland-Garros, affrontera son ami Joris De Loore. Ce sera la troisième fois cette année (Open d'Australie, Lille, Roland Garros) que les deux Belges s'affronteront. "Nous avons eu un combat incroyable à Lille", se souvient Zizou Bergs. "Nous sommes à égalité, mais nous n’avons pas encore joué sur terre battu. Nous allons donc voir comment nous allons l'aborder"

Bergs est manifestement bien remis physiquement. On se souvient qu'il avait déclaré forfait en dernière minute à Bordeaux la semaine dernière. "Rome a été difficile", a reconnu le Limbourgeois. "J'y ai vécu énormément d'émotions. J'ai tout de suite adoré l'ambiance en Italie, puis j'ai pu jouer contre Nadal. Un rêve! Après, Bordeaux, j'ai ressenti une grosse décompression. J’ai reçu toutes sortes de signaux indiquant que les choses allaient être difficiles. Je n'avais pas d'énergie pour m'entraîner. Un jour avant la compétition, j'ai senti quelque chose dans mes muscles abdominaux, que j'avais déchiré il y a un an et demi. Il était évident que je devais prendre un peu de repos. Je savais ce qui était en jeu, mais je suis persuadé que nous avons pris la bonne décision, mon équipe et moi."

Le classement de zizou, ainsi que ses dernières perfs suscitent évidemment beaucoup d'attentes, à Paris et après. "Quand vous jouez trois sets contre Nadal, tout le monde pense qua la qualification pour le tableau final est une formalité", sourit Bergs. "Mais ça ne marche pas comme ça. Il y a beaucoup de gars ici qui aspirent à la même chose que moi. Mais la pression ne me dérange pas beaucoup. Cette pression me permet de rester concentré et, aussi, de me surpasser."

Joris De Loore va jouer contre son ami Zizou

Excellente performance de Joris De Loore (ATP 198) lors de son premier tour de qualification à Roland-Garros. Le jeune Estonien Mark Lajal (ATP 207) a été battu 6-2, 6-3. Le Brugeois affrontera va rencontrer une vieille connaissance, un certain Zizou Bergs.

Joris De Loore a a ouvert le bal belge à Roland-Garros. Sur le court numéro douze, il est assez facilement venu à bout de Mark Lajal (ATP 209). "C'était un bon match, a confié De Loore. Ces derniers jours, j'ai retrouvé un niveau raisonnable. Je suis donc content d'avoir pu remporter ce match de manière 'propre'. Je suis très satisfait de mon match car Mark est un joueur dangereux."

Le deuxième tour contre Zizou Bergs risque d'être plus compliqué, il s'agira déjà de la troisième rencontre entre les deux Belges. "Une deuxième fois dans un tournoi du Grand Chelem (à l'Open d'Australie) Bergs était le meilleur, ndlr)", reconnait De Loore. "D'un côté, c'est dommage parce que nous voulons tous les deux atteindre le tableau principal, mais au moins, il y aura déjà un Belge au dernier tour. Nous nous connaissons bien, ce qui ne rend certainement pas les choses faciles. Nous verrons ce que cela donnera sur terre battue."

Joris De Loore, rappelons-le, n'a pas eu une préparation parfaite pour ce French Open. Des calcifications au genou et peu de victoires ont rendu sa saison sur terre battue assez compliquée. "J'ai eu un peu de malchance, a-t-il expliqué. "J'ai joué de bons matchs mais sans succès. Au Portugal (quart de finale à Oeiras), mon niveau était de nouveau assez bon. J'avais donc de grandes attentes au début de ce tournoi de qualification." Précisons que c'est déjà la dixième fois que De Loore participe à ces matchs de qualification d'un tournoi du Grand Chelem, sans jamais réussir à les terminer avec succès. "Je suis passé très près à plusieurs reprises", a-t-il ajouté. "Ça finira bien par arriver un jour."